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   Comptabilité :

Peugeot

(Boursier.com) - Après Ford, Renault ou encore Toyota, c'est donc au tour de PSA Peugeot Citroën de changer de pilote, alors que le marché automobile mondial traverse une phase difficile. Vendredi, le titre a bien accueilli (+1,9%) l'annonce-surprise du départ à la retraite de son Pdg Jean-Martin Folz, dès le 11 janvier prochain.

Les investisseurs espèrent en effet que son successeur mettra en oeuvre des restructurations pour enrayer l'érosion des résultats du deuxième constructeur automobile européen. Certains vont même jusqu'à envisager un changement stratégique radical, sous forme d'une alliance avec un autre constructeur.

   

 


Ainsi, la banque JP Morgan estime dans une note que "la recherche d'un nouveau président pourrait amener la famille Peugeot à remettre en cause ses principes et revoir sa stratégie d'indépendance". Et de fait, c'est bien l'attitude de la famille Peugeot, qui contrôle 30% du capital et 40% des droits de vote du groupe, qui sera déterminante. Trois de ses membres pourraient prétendre à la direction du groupe : Robert, directeur de l'innovation et de la qualité, Thierry, président du conseil de surveillance de PSA, et Jean-Philippe, vice-président du conseil.

Toujours en interne, d'autres responsables sont cités, dont Frédéric Saint-Geours et Claude Satinet, les patrons respectifs des marques Peugeot et Citroën, ainsi que Gilles Michel, patron des plate-formes, de la technique et des achats. Mais la famille pourrait également décider, comme elle l'a fait plusieurs fois par le passé, de faire appel à un candidat extérieur au groupe et à la famille... Voire donc, de s'allier à un autre constructeur...

La bourse selon wikipédia

Les Bourses, au sens économique et financier, sont des institutions permettant de regrouper des échanges (achats et ventes) de biens ou actifs standardisés et ainsi d'en fixer le prix.



Actifs et contrats traités

Chaque bourse est spécialisée dans une gamme plus ou moins grande d'actifs :

* marchandises (bourse de commerce),
* monnaies (marché des changes),
* titres financiers (bourse des valeurs)
* contrats dérivés sur ces marchandises, monnaies ou titres



Fonctionnement

En France, les acheteurs et les vendeurs passent leurs ordres de Bourse par le biais d'un intermédiaire financier (banque, société de gestion, conseiller financier,...) qui transmet ceux-ci à un membre officiel de la bourse (dénommé courtier, agent de change, société de bourse, entreprise d'investissement). Depuis la DSI (directive sur les services d'investissement), on parle de PSI (prestataire de services d'investissement).

Un marché organisé est un marché dont les contrats sont standardisés. La multiplication des opérations est rendue possible grâce à la dématérialisation des titres. Les transactions ont lieu dans les puissants ordinateurs des entreprises de marché (du type Euronext...). La vocation de ces sociétés est de gérer et d'assurer le bon fonctionnement du marché, ainsi que la garantie collective des opérations vis à vis des investisseurs.


Garantie de contrepartie

Mais en échange du manque de souplesse dû à la standardisation des actifs traités, le risque de contrepartie (le risque de ne pas être payé ou livré) est quasi nul. Et cela pour deux raisons:

D'abord, du fait de son statut de personne morale (généralement une société) une "bourse" offre une garantie aux donneurs d'ordres en étant responsable financièrement en cas de défaillance de tel ou tel de ses membres. Ainsi en cas de problème, la société de compensation se substitue au membre défaillant et paie ou livre les titres.

Pour se prémunir, les sociétés de bourse ont mis en place un système de chambre de compensation, où celle-ci est acheteur et vendeur de tous les contrats . Tout d'abord les intervenants sur un marché organisé déposent une caution par contrat. Cette caution servira à payer les éventuelles pertes. Ensuite, quotidiennement, la société de bourse calcule le gain ou la perte potentielle de chaque intervenant en fonction du cours du jour. Si la perte potentielle dépasse la caution versée alors l'opérateur de marché doit la compléter en versant de l'argent, c'est l'Appel de marge, appelé aussi couverture des positions. Cet argent sert à verser les gains à l'opérateur potentiellement gagnant...

Cette garantie collective propre à un marché organisé n'existe pas pour les opérations dites « hors bourse » (ou gré à gré).

Cette quasi-absence de risque de contrepartie fait des marchés organisés un lieu privilégié pour couvrir une position, et donc un lieu privilégié de spéculation. Ainsi la quasi-totalité des contrats (achat et vente) des marchés organisés sont revendus avant terme et s'éliminent deux par deux (achat et vente). Il ne reste que très peu de contrats qui sont effectivement livrés.

Cela peut donner lieu à des situations cocasses où des banques se retrouvent "collées" avec un contrat de patates à recevoir car elle a un peu tardé à revendre son contrat, et elle n'a pas trouvé acheteur.


Critiques de la Bourse


Citations d'Hommes politiques français

De par leur tradition dirigiste, les politiques français tendent à être inquiets que la bourse, reflétant le libre choix des agents économiques en matière d'allocation des capitaux, ne leur laisse pas les coudées franches pour encadrer l'économie du pays, d'où certaines expressions hostiles ou dédaigneuses vis à vis du rôle de la bourse, telles que les suivantes:

« La Bourse, je la ferme, les boursiers je les enferme. » Vincent Auriol (1937), recevant un rapport sur le malaise des bourses.

« Rien à cirer de la Bourse ! » Edith Cresson (1993)

Par cette citation, Edith Cresson, alors Premier ministre, voulait montrer dans des termes peu choisis la suprématie de la politique, sur un marché qui peut être spéculatif et déconnecté de l'économie réelle.

« La politique ne se fait pas à la corbeille » Général de Gaulle

Cette citation du Général de Gaulle montre sa volonté de dissocier économie et politique, et considérer que la dernière doit l'emporter.


Critiques fréquemment avancées
« la Bourse est un casino ! »
« la spéculation est nuisible »

Les controverses sur les rôles considérés bénéfiques et maléfiques de la spéculation, chose qui n'est d'ailleurs pas propre à la Bourse, ont été formulées de tous temps. Appliqués à la Bourse, ces lieux communs dénoncent principalement la "virtualisation" de l'argent ainsi investi, qui correspondrait à un jeu de hasard (casino) condamnable, ou bien où l'emporteraient les conséquences économiques dommageables (nuisibles). Sous jacente est l'idée moralisatrice que spéculer, en anticipant l'avenir et prenant des risques ne correspondrait pas à un travail, seule activité considérée honorable et utile par les porteurs de cette critique. Ils tentent de montrer par là la différence entre les revenus du travail, considérés comme sains, et les revenus du capital, inégalitaires car perçus comme non accessibles à la majorité et complètement dématérialisés, et comme tels pouvant apprécier ou déprécier la valeur des entreprises sur la seule foi de rumeurs ou d'événements mineurs.  
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